MAMMIFÈRES ET OISEAUX

1. Rongeurs et autres mammifères
1.1.
Le conditionnement d’air

1.2.
Boisson inutile

2. Coureurs des nuits

3. Les ailes du désert

4. Les grands mammifères
4.1.
Les camélidés

4.2.
Les gazelles

 


1. Rongeurs et autres mammifères   

        Ses mammifères sont des animaux à sang chaud dont le corps génère de la chaleur. La température de leur corps reste fixe, indépendamment des conditions du milieu. En général, le manque de nourriture leur pose un plus grand problème que le manque d’eau.
        Les plus répandus et les plus nombreux des mammifères du désert sont de petites tailles, comme les rongeurs phytophages.

1.1. Le conditionnement d’air   

        Les petits mammifères du désert sont presque totalement nocturnes; Ils passent la journée en sécurité dans leur terrier sous la surface. De nombreuses espèces en ferment l’entrée chaque fois qu’elles entrent ou sortent. Quelque soit la température à la surface se trouve une couche à la température est pratiquement constante. En plus d’offrir un milieu doté d’une température constante et acceptable, un terrier obturé permet aussi de garder l’eau.
        Sous des conditions d’humidité élevée, l’animal perd beaucoup moins d’eau en respirant.

1.2. Boisson inutile   

        Les petits mammifères du désert se sont si bien adaptés à ses conditions climatiques défavorables qu’ils n’ont besoin d’eau fraîche. Ils tirent toute l’eau requise de leur nourriture. Bien qu’enterrées peut-être depuis plusieurs mois, les graines conservent toujours un peu d’humidité. Elles contiennent aussi de l’hydrate de carbone et des graisses que l’animal peut transformer en eau supplémentaire. Lorsque la sécheresse est spécialement longue, certains rongeurs obtiennent de l’eau de leur propre réserve de graisse.


Les rats-kangourous des déserts de l’Amérique du Nord
se nourrissent de graminées


2. Coureurs des nuits   

        Le plus typique des animaux du désert est peut-être la gerboise. C'est le plus rapide de tous les petits mammifères et il peut atteindre 36 kilomètres/heure. Ses longues pattes postérieures sont la principale raison de sa réussite. Les gerboises vivant sur des sols mous ont des pattes couvertes de poils, qui ne s'y enfoncent pas. Les activités nocturnes prennent la forme de séries vertigineuses de courses rapides entrecoupées de bonds atteignant 3 mètres. Grâce à ce rythme forcené, la gerboise peut échapper la plupart du temps à bon nombre de ses prédateurs. Si elle essayait d'être active durant le jour, ce serait une autre histoire. En quelques minutes, la combinaison du soleil du désert et de l'effort physique augmenterait la température de l'animal et il s'effondrerait d'épuisement. Ce n'est que dans la fraîcheur de la nuit que la gerboise peut parcourir en toute sécurité le désert.


Les gerboises peuvent courir très rapidement sur leurs pattes postérieures.

        On pense souvent que les hérissons et les renards habitent des régions plus tempérées de la Planète, mais ils se sont aussi très bien adaptés au milieu désertique. Les espèces déserticoles de ces animaux se distinguent par leurs longues oreilles inhabituelles.
        Le fennec, qui habite les étendues de sable du Sahara, chasse surtout la nuit. Pendant la journée, il reste à l'abri dans son terrier qui peut s'étendre sur 30 mètres sous une dune. Comme beaucoup d'autres chasseurs nocturnes, le fennec se base beaucoup sur son ouïe pour trouver ses proies, telles que des rongeurs et des lézards. Ses grandes oreilles sont excellentes pour collecter les ondes sonores. Elles lui permettent de déterminer la position de ses proies à une certaine distance.
        Lorsqu'il sort durant la journée, ses grandes oreilles ont une autre fonction: le rafraîchir. La chaleur du corps est éloignée du centre de l'animal par le sang traversant un réseau de petits capillaires dans ses oreilles. De grandes oreilles offrent donc une grande surface permettant de diffuser ailleurs la chaleur superflue.


Le fennec a de grandes oreilles pour le rafraîchir dans les déserts torrides où il vît.


3. Les ailes du désert   

        Les oiseaux ont certains avantages internes lorsqu'il s'agit d'affronter le climat désertique. En raison du supplément de chaleur généré par le vol, leur corps est conçu pour opérer à des températures plus élevées que les mammifères. Ils supportent dès lors mieux la chaleur du désert Bizarrement, leurs plumes sont aussi un avantage. Dans d'autres régions du monde, elles isolent l'oiseau et le protègent du froid. Dans le désert, les propriétés isolantes des plumes l'aident à conserver une certaine fraîcheur. Le plus grand avantage des oiseaux est leur capacité à voler. Cela leur permet un accès facile à tout point d'eau disponible. Le tétras des sables est le seul à disposer sur la poitrine de plumes hydrophiles. Lorsque leurs oisons sont trop jeunes pour voler, les parents parcourent jusqu'à 30 kilomètres chaque jour pour aller se tremper dans l'eau d'une mare ou d'une source et revenir alors à leur nid. Le jeune tétras des sables peut alors étancher sa soif en becquetant l'eau retenue par les plumes de ses parents.


Le faucon lanier est le rapace le plus commun des déserts africains. Ils chassent souvent par couple : la femelle effraie les proies en volant au-dessus d’elles, et le mâle les saisit quand elles sortent de leurs abris.


4. Les grands mammifères   

        Les populations de grands mammifères dans le désert sont assez faibles en raison du manque de nourriture et d'eau. En fait, la plupart des grands mammifères sont des animaux domestiques, notamment des moutons et des chèvres. Ils survivent à peine sur les pauvres et maigres pâturages que le désert peut leur offrir. Leur épais manteau de laine isolante, qui double leur valeur pour leurs propriétaires humains, est également utile pour l'animal. Lorsque le Soleil se couche, la laine maintient l'animal au chaud durant la nuit glaciale du désert. Durant la journée, cet épais manteau le protège des plus mauvais effets du soleil. Bien que la température à la surface de ce manteau puisse atteindre 70°C, elle reste à un niveau plus confortable près de la peau de l'animal: 40°C.

4.1. Les camélidés   

        Le plus renommé de tous les animaux déserticoles est le dromadaire, le légendaire "vaisseau du désert" qui peut traverser les étendues vides durant des jours sans boire. Bien qu'il subsiste quelques chameaux vivant à l'état sauvage dans les déserts d'Asie centrale, la plupart des espèces sont aujourd'hui domestiquées. Dans les déserts du Sahara et d'Arabie, le dromadaire n'existe plus à l'état sauvage depuis des siècles. Aujourd'hui, c'est une espèce totalement domestiquée. L'adaptation la plus importante du camélidé est sa capacité à emmagasiner de grandes quantités d'eau dans son estomac. Après avoir bu à satiété, il peut survivre 10 fois plus longtemps qu'un être humain sans devoir boire. Lorsque la nourriture abonde, il constitue aussi de grandes réserves de graisse dans ses bosses. Au fur et à mesure que les réserves sont utilisées, les bosses deviennent molles et pendantes. Cet animal s'est aussi adapté au désert d'autres manières. Ses pattes n'ont que deux doigts, reliés par des replis de peau molle. Ceux-ci aident l'animal à mieux disperser son poids et lui permettent de ne pas s'enfoncer dans le sable mou. De plus, le camélidé peut aussi refermer ses narines durant les tempêtes de sable.


Troupeau de dromadaires

4.2. Les gazelles   

        Les autres grands animaux généralement rencontrés dans le désert sont diverses espèces d'antilopes et de gazelles. L'antilope vit surtout dans les régions rocailleuses et montagneuses. La gazelle préfère les paysages plus doux. On la rencontre même dans les dunes de sable. Durant les heures les plus chaudes de la journée, ces animaux occupent tout endroit ombragé disponible, voire de trous dans le sol. Lorsqu'il fait plus frais, ils se baladent à la recherche de végétation fraîche. Ils voyagent même souvent toute la nuit. Des études suggèrent qu'ils retirent toute l'eau requise de la végétation et pourraient passer leur vie entière sans réellement boire. Les gazelles du désert peuvent aussi permettre à la température de leur corps de grimper durant la journée. Un arrangement spécial des vaisseaux sanguins dans la tête maintient l'organe le plus vulnérable, le cerveau, 3° C en-dessous de la température du reste du corps. L'oryx et la gazelle d'Arabie sont désormais des espèces protégées.


Le gemsbok, ou oryx du Cap, dans le désert du Namib.


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